RSE-CDAF

RSE : priorité sous tension

Pour la première fois depuis cinq ans, les objectifs RSE intégrés aux objectifs personnels des directions achats reculent. Après une progression continue entre 2022 et 2025, la dynamique marque un infléchissement en 2026. 

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Objectifs RSE : un repli mesuré 

Entre 2022 et 2025, la part des professionnels déclarant disposer d’objectifs achats liés au développement durable ou à la RSE est passée de 58 % à 78 %. En 2026, elle redescend à 69 %. Ce recul ne traduit pas nécessairement un désengagement structurel. Il s’inscrit dans un contexte international mouvant : évolution des positions américaines sur les enjeux RSE et développement durable, hésitations européennes, tensions économiques globales. Les entreprises ajustent leurs priorités en fonction des attentes de leurs marchés majeurs. 

La pression accrue sur les coûts explique en partie cette inflexion. La réduction des dépenses redevient un objectif central, parfois au détriment d’indicateurs environnementaux visibles. La décarbonation, fortement médiatisée, peut également masquer d’autres dimensions toujours actives dans les pratiques achats : social, éthique, gouvernance et qualité des relations fournisseurs. Pour les directions achats, l’enjeu n’est donc pas l’abandon, mais l’arbitrage. Dans ce contexte, la montée en compétence via une formation achat RSE devient stratégique pour structurer les priorités et sécuriser les décisions. 

 

CO₂ : un critère en retrait relatif 

L’intégration du critère CO₂ dans le choix des fournisseurs suit la même logique. Après une forte progression entre 2023 (31 %) et 2025 (51 %), l’indicateur redescend à 42 % en 2026. Néanmoins, la dynamique de fond reste engagée dans les grandes entreprises françaises. La transformation pourrait simplement ralentir dans sa diffusion à l’ensemble de la supply chain. Ce constat renforce la nécessité d’une formation achat RSE orientée pilotage de la performance globale : intégrer les indicateurs environnementaux sans fragiliser la compétitivité. 

 

RSE : relégation ou priorisation ? 

55 % des répondants estiment que la RSE n’est pas reléguée au second plan. Toutefois, 34 % considèrent qu’elle l’est dans le contexte économique actuel. 

La tendance est particulièrement marquée dans : la mécanique, équipements, meubles et textiles (66 %) et l’industrie lourde (49 %) ; autrement dit, les secteurs soumis à une forte pression sur les coûts de production. Le clivage public/privé est également significatif : 36 % dans le secteur privé contre 12 % dans le secteur public. 

 

Une nouvelle phase pour les directions achats 

Plutôt qu’un recul définitif, les signaux observés traduisent une phase de priorisation et d’arbitrage. La RSE entre dans une logique de maturité : moins déclarative, plus sélective, davantage intégrée aux arbitrages économiques.

Pour les directions achats, cela implique : 

  • intégrer la RSE dans la stratégie de réduction des coûts
  • sécuriser les chaînes d’approvisionnement responsables
  • maintenir la cohérence entre performance économique et performance extra-financière
  • renforcer la capacité d’influence auprès des fournisseurs 

Dans ce cadre, investir dans une formation achat RSE devient un levier de résilience. Elle permet d’articuler stratégie, conformité réglementaire et création de valeur durable. La période actuelle n’est pas celle du renoncement, mais celle de la consolidation. Une formation achat RSE adaptée aux enjeux sectoriels aide les acheteurs à transformer les contraintes économiques en opportunités de structuration durable. Plus que jamais, la compétence fait la différence.

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