Selon l’étude menée par Conseil National des Achats et AgilBuyer, une question revient avec insistance dans les directions achats : les fournisseurs profitent-ils de la situation pour augmenter leurs prix au-delà du raisonnable ? Les résultats sont sans appel : 86% des acheteurs suspectent des pratiques d’inflation opportuniste. Un chiffre qui confirme une réalité terrain bien connue, mais toujours difficile à objectiver.
Une pratique diffuse mais stratégique
L’inflation opportuniste désigne une situation où certains fournisseurs augmentent leurs prix au-delà de l’évolution réelle de leurs coûts, profitant d’un contexte inflationniste global pour reconstituer leurs marges. Dans les faits, cette pratique s’inscrit souvent dans des logiques plus complexes. Comme le souligne Alain Frehring, il s’agit parfois de mécaniques de rattrapage après plusieurs cycles de négociation achat défavorables aux fournisseurs. Résultat : un véritable jeu d’équilibre entre acheteurs et partenaires, où chacun tente de défendre sa performance économique.
Dans ce contexte, une formation acheteur devient un levier essentiel pour mieux décrypter ces mécanismes et affiner son analyse des hausses de coûts. Certains secteurs apparaissent particulièrement exposés. L’aéronautique et la défense, par exemple, affichent une perception plus forte de ces pratiques, dans un contexte de forte demande et de tension sur les capacités. Mais le phénomène est loin de se limiter à une seule industrie.
Un enjeu majeur pour les acheteurs
L’inflation opportuniste est aujourd’hui multisectorielle. Elle est particulièrement ressentie dans : les services, conseil et formation la pharmacie, santé et cosmétique les industries mécaniques et manufacturières Dans ces environnements, jusqu’à 9 acheteurs sur 10 estiment être confrontés à ce type de pratiques.
Pour les professionnels des achats, l’enjeu est double :
- distinguer une hausse légitime d’une dérive opportuniste
- maintenir un rapport de force équilibré sans fragiliser la relation fournisseur
C’est précisément là qu’une formation acheteur apporte une vraie valeur ajoutée : elle permet de structurer ses analyses et de renforcer ses arguments en négociation. Une formation acheteur aide également à mieux comprendre les dynamiques marché et à anticiper les tensions fournisseurs.
Cela suppose une maîtrise fine des structures de coûts, des indices marchés et des dynamiques sectorielles. Plus que jamais, la fonction achats doit renforcer ses compétences en analyse, en négociation et en pilotage de la performance fournisseurs grâce à une formation acheteur adaptée aux enjeux actuels.
Se former pour mieux négocier
Dans ce contexte, il devient essentiel de professionnaliser ses pratiques pour faire face à ces nouvelles réalités. Une formation achat dédiée à la négociation achat proposée par CDAF Formation permet d’acquérir des outils concrets pour analyser les hausses de prix et structurer une réponse adaptée.
Grâce à ça, les professionnels développent des réflexes solides pour identifier et contrer les situations d’inflation opportuniste, tout en sécurisant la relation fournisseur. Une formation acheteur renforce également la capacité à challenger les coûts et à défendre la performance économique. Enfin, elle permet de gagner en impact dans les négociations les plus complexes. Un levier concret pour transformer un contexte incertain en avantage stratégique.